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Vue générale sur Aflou
Sur le penchant d’une colline bien ombragée qui offre une vue générale, Ali contemple heureux son village natal. Aflou est
bâti sur les hauts plateaux, voisin de l’Atlas saharien, il parait pour la plus part du temps sans animation.
De sa position se dessine sous ses yeux telle une carte géographique, les sinueuses ruelles du village. Ses maisons basses,
aux toitures rouges sont d’une couleur éclatante, de leur cheminée échappent de petits nuages de fumée.
D’ici, il imagine la sous préfecture qui se dresse devant lui … il la regarde vaguement, comme dans un brouillard, puis
nettement : C’était un Fort, d’après certaines gens, sans doute informées. Son portail, en bois dur est sculpté de
pittoresques figures géométriques. Juste au dessus émerge du mur, la grande et verte horloge, rayonnante et fonctionnant à
merveille. Les donjons dont ce Fort est si bien orné, ont servi de guérites lors de l’occupation française.
Contournant cette grande bâtisse on se heurte à un vaste jardin parsemé de roses et de fleurs multicolores. Un jet d’eau
anime sa végétation. Les gouttelettes tombées sur l’herbe et les fleurs ont l’éclat de perles au contact du soleil levant.
Mais la belle et énorme mosquée l’emporte sur toutes les beautés du village. Pendant les beaux jours ensoleillés du
printemps, le Muezzin se place au bas du minaret et de sa voix, réconciliant et chantant à la fois, il appelle les Musulmans à
la prière.
Peu à peu la brise devient froide et l’ombre du penchant s’agrandit. Les herbes et les cailloux donnent à leurs ombres des
formes énormes et inquiétantes. C’est alors que le soleil s’affaiblit et devient jaunâtre : Le crépuscule est là…
Lestement Ali se relève, prend sa veste de sur le rocher et l’enfile en marchant. Le voilà passant par la gendarmerie, il
descend la rue de Tiaret, là de vieilles veuves assises devant leur demeure prennent l’air. En ces lieux le soleil ne répand de
sa lumière tamisée que sur la moitié longitudinale de la rue, ses rayons aboutissent à un mètre de la villa des Laouti. Après
une courte durée de marche le voilà à la maison.
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